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Masques de protection contre le coronavirus: ce qu’il faut savoir

Quels masques privilégier? Comment conserver des masques jetables? Les masques en tissu nous protègent-ils vraiment du coronavirus? À quelle fréquence faut-il les laver? À quoi faut-il faire attention à l’achat? Le port du masque provoque-t-il des effets secondaires inattendus? Voici quelques questions et réponses pour en savoir plus.

Le masque est probablement devenu le symbole le plus controversé de cette pandémie. Un des arguments contre les masques est qu’aucune preuve scientifique n’a été apportée que le port d’un masque en public est utile, et cela est exact: il n’existe aucune preuve fiable (Sources: acpjournals.org, bmj.com) – pas encore. Toutefois, plusieurs études sont actuellement en cours qui devraient apporter davantage de clarté

L’utilité des masques

La grande majorité des scientifiques et des médecins s’accordent à dire que le port du masque est nécessaire dans certaines situations et invoquent le principe de précaution.

Il existe maintenant plusieurs exemples de cas, où des infections par les nouveaux coronavirus étaient moins graves, voire inaperçues, dans les zones où les gens portaient des masques par rapport à celles où aucun masque n’était pas utilisé. Comme, selon les experts, les coronavirus se transmettent principalement par des gouttelettes et qu’un masque est en mesure de les intercepter, il est logique que moins de gouttelettes soient transmises si une personne tousse ou éternue derrière son masque.

Comment fonctionne un masque?

La taille des nouveaux coronavirus est inférieure à deux millièmes de millimètre (0,2 micromètre). Les pores des masques sont beaucoup plus gros et les virus peuvent donc s’y introduire. Toutefois, l’efficacité des masques est garantie par la charge électrostatique. Celle-ci «attire» en quelque sorte les virus. Si un masque était si serré qu’aucun virus ne pourrait plus le traverser, l’air ne pourrait pas non plus s’infiltrer.

Quel degré de protection offre le masque aux autres personnes, contre les coronavirus?

Personne ne peut la quantifier de manière précise. Toutefois, un événement survenu en Chine donne de l’espoir: Un homme, ignorant qu’il avait été infecté par le Covid, a voyagé sans masque dans un bus et, semble-t-il, infecté cinq passagers pendant les deux heures de trajet. Au cours du voyage d’une heure qui a suivi, dans un minibus, il portait un masque – et personne n’a été infecté.

Bien qu’il ne s’agisse pas d’une preuve d’efficacité irréfutable, même les experts norvégiens qui, durant l’été, considéraient encore que les masques étaient très peu utiles, affirment maintenant qu’ils le sont dans certaines situations. Mais tout le monde est d’accord sur un point: les masques doivent être utilisés correctement.

Quelle est l'efficacité des masques pour celles et ceux qui les portent?

À ce jour, la plus vaste étude portant sur les masques en période de pandémie a eu lieu au Danemark, d'avril à juin. Selon un choix aléatoire, environ 4800 personnes devaient ou non porter un masque chirurgical avec taux de filtration de 98%. On a constaté un taux d’infection de 18/1000 pour les personnes avec masque, par opposition à environ 21/1000 pour les personnes sans masque. La différence est si ténue qu'on ne peut exclure la possibilité d’un hasard. Même l'été, l'effet de protection du masque n'était pas énorme, sinon l'étude aurait pu en témoigner. Une autre grande étude, un peu plus ancienne, a examiné l'effet des masques sur les pèlerins de La Mecque. À l’époque, elle a démontré que le masque ne protégeait pas explicitement des refroidissements. Il est vrai que seule une minorité des 7700 participants à l'étude en portait un. 

Quel est l’efficacité des masques sur les professionnels de la santé?

L’argument le plus convaincant en faveur des masques est probablement que les professionnels de la santé qui ont soigné des patients infectés par le Sars-CoV-2 sont beaucoup moins susceptibles d’être atteints du Covid s’ils ont respecté les mesures de protection. Une différence majeure par rapport à la «population normale», cependant, est qu’ils sont formés à l’utilisation des masques – et ici, dans la vie publique, il existe encore un important besoin d’amélioration.

Quelles sont les recommandations des autorités?

Depuis le 19 octobre, les masques sont obligatoires en Suisse dans tous les espaces intérieurs accessibles au public, les gares, les restaurants, les églises, les magasins ou les théâtres, ainsi que dans les transports publics. En outre, l’Office fédéral de la santé publique (OFSP) recommande aux personnes de porter un masque lorsqu’elles ne peuvent pas maintenir une distance suffisante.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) est également arrivée à la conclusion que les masques sont bénéfiques pour l’ensemble de la population. L’OMS recommande de toujours porter un masque si le risque d’infection est accru ou lorsque d’autres mesures de protection, telles que le maintien d’une distance suffisante, ne sont pas possibles.

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Quels types de masques existe-t-il?

Il existe quatre types de masques:

  • masques de protection sans valve
  • masques de protection avec valve
  • masques chirurgicaux (aussi appelés masques faciaux médicaux ou masques d’hygiène)
  • masques en tissu (community mask)

Les masques en tissu protègent principalement les autres personnes; les masques faciaux médicaux protègent aussi bien leur porteur que les autres personnes, tandis que les masques de protection respiratoire avec valve protègent uniquement le porteur, pas les autres . Près de la moitié des infections par le nouveau coronavirus surviennent probablement avant même que la personne infectée ne présente des symptômes. Lorsqu’une personne éternue ou tousse, elle expulse par la bouche un «nuage» de gouttelettes, pour la plupart invisibles. Celui-ci peut parcourir dans l’air plusieurs mètres en quelques secondes, comme le montre cette vidéo.

Les grosses gouttelettes contiennent davantage de virus que les petites. Mais elles tombent très rapidement au sol ou sur des surfaces situées le long de leur trajectoire. Les petites gouttelettes, expulsées également pendant qu’une personne parle normalement, peuvent rester en suspension dans l’air et libérer de minuscules particules virales, lesquelles peuvent flotter pendant des heures dans l’air sous forme d’«aérosol» dans une pièce fermée. Les scientifiques cherchent encore à déterminer l’importance du risque d’infection par les aérosols. Seul le masque respiratoire est en mesure de protéger contre les aérosols.

Le port d’un masque respiratoire est-il judicieux?

L’Office fédéral de la santé publique déconseille l’usage privé de tels masques. Les masques respiratoires protègent le porteur et sont nécessaires en présence d’un risque élevé de transmission par aérosols, par exemple lorsqu’une personne malade a besoin d’une endoscopie bronchique. En effet, les respirateurs empêchent dans une large mesure l’inhalation de minuscules particules et aérosols nocifs. Trois versions sont disponibles: FFP1, FFP2 et FFP3. Plus le nombre est élevé, meilleure est la protection.

Les masques respiratoires doivent être parfaitement bien ajusté et sont incompatibles avec une barbe. Ils sont moins confortables que les masques médicaux.

Le masque respiratoire à valve n’est pas adapté à la situation actuelle car la valve laisser passer l’air expiré par le porteur, lequel pourrait contaminer d’autres personnes en cas d’infection.

Les masques chirurgicaux constituent-ils une bonne protection?

Les masques chirurgicaux – aussi appelés masques faciaux médicaux ou masques d’hygiène, sont généralement composés d’un non-tissé «Meltblown». Ils sont conçus pour éviter qu’un chirurgien n’infecte son patient durant une opération. À l’origine, ils n’étaient pas destinés à protéger le porteur contre des infections.

Toutefois, dans le cas des patients atteints du Covid, il a été démontré que les masques médicaux protègent probablement aussi bien leurs porteurs des gouttelettes infectieuses que les masques respiratoires (Sources: aricjournal.biomedcentral.com, acpjournals.org). Lors d’une expérience menée sur des personnes enrhumées portant un masque, les chercheurs ont détecté nettement moins de virus dans l’air expiré. Mais cette expérience n’a duré que 30 minutes et tous les participants portaient correctement leur masque.

Quel est le meilleur modèle de masque en tissu?

Notons tout d’abord que l’Office fédéral de la santé publique déconseille le port de masques en tissu faits maison, car ils n’offrent pas de protection fiable. Une étude récente sur les masques en tissu a été menée par des scientifiques américains. Ils ont testé la capacité de filtration de 15 tissus dans différentes combinaisons. Selon le tissu et la taille des particules, cette capacité se situait entre 9 et 99%. Le tissu fin en coton ne filtre quasiment pas. Les chercheurs conseillent une couche de tissu de coton épais et deux couches de soie naturelle, de flanelle ou de polyester-spandex (les gants de soirée sont souvent fabriqués à partir de cette matière). Avec de tels masques en tissu multicouche, la friction peut même générer des forces électrostatiques qui pourraient «attirer» des virus et améliorer ainsi la protection. Mais dès que l’air expiré a humidifié le masque, ces forces disparaissent. Le problème de telles études est qu’elles ne testent les effets qu’en laboratoire. Dans la pratique, d’autres facteurs sont également déterminants, par exemple la mauvaise manipulation des masques.

À quoi faut-il veiller lors de l’achat d'un masque?

Pour les masques en tissu, par exemple, le label «Testex» ou SQTS garantit que le masque satisfait aux spécifications de la task force scientifique nationale Covid-19. Cependant, Testex teste la perméabilité à l’air, la résistance aux éclaboussures et la qualité de la filtration en utilisant de la salive colorée et non pas des virus. Les masques chirurgicaux doivent être conformes à la norme EN 14683, les masques respiratoires à la norme EN 149, mais il existe aujourd’hui sur le marché de nombreux masques qui ne satisfont pas à ces exigences.

Comment enfiler et porter un masque

Comment enfiler correctement un masque?

Se laver ou se désinfecter d’abord les mains, puis saisir le masque uniquement en haut et en bas et le positionner devant la bouche et le nez. Pincer à l’horizontal au niveau de l’arête du nez pour bien l’ajuster. Fixer le masque avec les élastiques. Ne pas toucher le devant du masque avec les mains, même pour l’enlever. Se laver les mains après l’avoir retiré. Voici une illustration qui montre comment faire. Avec un masque respiratoire, il convient tout d’abord de procéder à un «test d’étanchéité»: si de l’air s’échappe sur les bords lors d’une puissante expiration, le masque n’est pas suffisamment hermétique.

Pourquoi faut-il respecter scrupuleusement ces règles?

Si l’on se trouve dans un environnement où le virus circule activement ou si l’on est soi-même infecté, il est probable qu’après l’utilisation du masque, des virus adhèrent à l’extérieur ou à l’intérieur de celui-ci. Il convient donc de veiller scrupuleusement à deux choses: d’une part, les deux côtés du masque ne doivent pas entrer en contact l’un avec l’autre. D’autre part, en manipulant le masque, des virus peuvent se déposer sur les mains et se propager ensuite davantage si l’on ne se lave/désinfecte pas les mains.

À quoi faut-il veiller lorsqu’on porte un masque?

Des démangeaisons apparaissent souvent sous le masque. Une certaine autodiscipline s’impose alors: ne surtout pas toucher son visage ou le masque. Sinon, des virus pourraient se déposer directement aux «points d’entrée» que sont le nez, la bouche ou les yeux. Une erreur est de ne porter le masque que sur la bouche ou même de le laisser pendre autour du cou. Il est également important de toujours porter son propre masque.

À quoi les personnes souffrant de maladies cardiaques ou pulmonaires doivent-elles prêter attention?

La Société allemande de pneumologie et de médecine respiratoire conseille aux personnes souffrant de maladies cardiaques et pulmonaires qui éprouvent des difficultés à respirer au repos ou pendant des efforts sans masque de faire procéder à une analyse des gaz du sang avec un masque. Celle-ci permet de mesurer la teneur en oxygène dans le sang.

Un masque mal ajusté est-il également utile?

Pas vraiment. Son effet protecteur (lien en anglais) diminue considérablement dès la moindre fuite d’air sur le pourtour du masque. Au cours d’une expérience en laboratoire, des chercheurs ont testé des masques respiratoires, chirurgicaux et en tissu qui étaient bien ajustés sur le pourtour et d’autres qui présentaient une petite ouverture (seulement un centième de la surface du masque). Résultat: avec ces masques mal ajustés, l’efficacité a diminué de plus de la moitié. Les masques portés uniquement devant la bouche ne sont pas non plus très utiles pour le porteur ou son entourage. D’une part, une personne malade peut expulser des virus par le nez en expirant ou en éternuant. Les autres sont donc moins bien protégés. D’autre part, le porteur inhalera aussi plus facilement par le nez d’éventuels virus circulant dans l’air ambiant.

À quelle fréquence faut-il changer de masque?

Les masques chirurgicaux sont en fait destinés à un usage unique. L’OFSP conseille de porter un masque pendant quatre heures au maximum. Lorsqu’un masque est humide ou endommagé, il doit être remplacé. C’est pourquoi, il convient de ne pas mettre le masque dans sa poche à côté de ses clés, car celles-ci pourraient le perforer. Si le masque est souillé par de la salive ou des salissures, il ne faut plus le réutiliser.

Comment conserver au mieux son masque chirurgical?

Après utilisation, on peut le pendre à un crochet séparément des autres masques, le mettre dans un sac en tissu lavable, un sac en papier ou une enveloppe en papier propre, mais pas dans un récipient hermétique, car il doit pouvoir sécher. 

L’Office fédéral de la santé publique (OFSP) déconseille la réutilisation des masques jetables. Si, malgré tout, vous devez utiliser un masque chirurgical plusieurs fois – dans le cas d’une pénurie de masques par exemple – il vaut mieux en acheter quelques exemplaires de réserve (au moins huit). Vous pourrez ainsi faire sécher chaque masque durant toute une semaine avant de le réutiliser. En effet, des chercheurs ont pu détecter sur les masques médicaux des virus infectieux jusqu’à sept jours après. L’OFSP conseille aux personnes qui n’ont pas les moyens d’acheter des masques chirurgicaux de s’adresser aux services sociaux. 

Qu’est-ce qui est important avec un masque en tissu pour qu’il ne soit pas plus dangereux qu’utile?

Une étude réalisée auprès de professionnels de la santé a révélé que les porteurs de masques en tissu avaient six fois plus de chances de contracter un rhume que les personnes qui portaient des masques médicaux. Une analyse approfondie a montré que ce risque accru n’existait que si les masques en tissu n’étaient pas lavés quotidiennement ou assez bien lavés. Les experts recommandent donc de laver les masques tous les jours, à au moins 30 degrés, l’idéal étant 60 degrés.

Comment gérer la situation actuelle?

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Quel est l’effet des masques?

Quels effets secondaires un masque peut-il entraîner?

Il peut irriter la peau, provoquer davantage de maux de tête et constituer aussi une gêne pendant le travail. Il peut également rendre difficile la lecture des expressions faciales de la personne en face de soi.

Le port d’un masque peut-il être nocif?

Oui, il peut même augmenter le risque d’infection si le porteur devient négligent avec l’hygiène des mains et les règles de distanciation (par exemple dans les ascenseurs, pendant les réunions ou dans les bus) ou s’il utilise son masque de manière inappropriée. En aucun cas, il ne faut utiliser un masque pour, par exemple, aller travailler lorsqu’on a un rhume.

Quels autres effets un masque peut-il avoir?

Il peut être considéré comme un signe d’infection et maintenir les autres à distance. Et pour certaines personnes, il agit un peu comme un talisman, dont elles espèrent qu’il les protégera. Mais il ne faut pas se leurrer, les masques ne sont pas efficaces à 100% – et cela pourrait même être un avantage, selon deux médecins du célèbre «New England Journal of Medicine». Leur hypothèse: si les masques laissent passer une petite quantité de coronavirus, cela pourrait même agir comme une sorte de «vaccination» et immuniser les porteurs de masques contre le coronavirus sans tomber gravement malades.

Les alternatives possibles

Que faire si l’on ne dispose pas de masque?

Vu le manque d’équipements de protection, même la revue médicale américaine «Jama» posait cette question au printemps 2020. Aujourd’hui, en automne 2020, la situation en matière d’approvisionnement s’est sensiblement améliorée par rapport au printemps.

Retour au printemps 2020: les propositions des lecteurs à l’époque: fabriquer un masque avec un filtre de climatisation, des filtres anti-allergènes, des sacs d’aspirateur ou un filtre à café. Utiliser un masque avec un tuba après avoir installé un filtre en haut de celui-ci. Installer un «tour de cou» en haut du tuba comme les skieurs le font souvent.

Toutefois, rien de tout cela n’a été testé scientifiquement et avéré efficace. Certaines de ces suggestions pourraient même être nocives, car pour de nombreux filtres, on ne sait pas quels produits chimiques ils contiennent et s’ils peuvent, par exemple, irriter la peau. Parmi les quelque 275 idées, on trouve également: fabriquer soi-même un masque en tissu.

Comment fabriquer soi-même des masques?

En l’absence de masques respiratoires et chirurgicaux, les masques faits maison sont le dernier recours. Le simple bon sens nous dit qu’un masque en tissu est toujours mieux que rien, écrivent trois médecins dans la revue «Jama» . La manière la plus simple de fabriquer un masque en tissu est présentée ici. Sur Youtube et Internet, on trouve des instructions de couture. Les textiles dotés des plus petits pores sont les non-tissés en microfibres comme ceux utilisés pour les chiffons de nettoyage pour lunettes ou les lingettes pour vitres. Mais même leurs pores sont beaucoup plus grands que les coronavirus.

Il est important que le tissu du masque soit lavable au moins à 60 degrés (lien en allemand). Le masque doit être placé correctement sur la bouche, le nez et les joues, être bien ajusté sur le pourtour afin de réduire l’entrée d'air au minimum et il doit gêner le moins possible la respiration. Un modèle fait maison a été testé en 2006. Il avait été fabriqué avec un T-shirt en coton de qualité préalablement bouilli dans de l’eau pendant dix minutes pour faire rétrécir le tissu. Ensuite, il suffit de confectionner un masque comme décrit sur le lien suivant. Les inventeurs ont précisé que ce modèle offrait une protection nettement moins efficace que les masques respiratoires de bonne qualité. Et les personnes souffrant déjà de troubles respiratoires ne devraient pas l’utiliser car il rend la respiration plus difficile.

de Dr med. Martina Frei,

publié le 29.10.2020, révisé le 25.11.2020

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