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Vivre plus sainement?

Quand la douleur protège

La douleur est vitale et nous oblige à agir. Elle fait partie de notre système d’alarme et indique également des surcharges psychiques.

Les douleurs font partie d’un système intelligent et complexe qui s’est développé sur des millions d’années. De nombreuses personnes concernées croient que les récepteurs de la douleur signalent au cerveau une lésion tissulaire via des voies nerveuses. Cela n’est pas tout à fait vrai.

 Sebastian Cormier, expert des sciences du sport au centre Medbase de Winterthour Brunngasse.
Sebastian Cormier

Expert des sciences du sport au centre Medbase de Winterthour Brunngasse.

La douleur comme signal d’alarme

La douleur est un signal d’alarme. Chez 90% des patients qui se rendent dans un cabinet médical avec des douleurs dorsales, il ne s’agit pas de lésions tissulaires structurelles spécifiques. Un lumbago est extrêmement douloureux et handicapant physiquement, mais il est associé à une lésion sérieuse dans les cas les plus rares.

Nous pouvons ressentir des douleurs lorsque d’autres facteurs influencent négativement notre vie. Troubles du sommeil, stress permanent, états dépressifs et angoisse peuvent influencer le corps: il se sent menacé, nous exhorte à agir et réagit par la douleur.

Eviter le cercle vicieux

Une sensibilisation durable du système d’alarme a souvent des motifs multifactoriels et peut entraîner dans de rares cas un état «surprotégé» chronique. Dans cet état «erroné», nous recherchons soi-disant des alternatives sûres aux mouvements automatiques du quotidien. Ce faisant, nous nous raidissons souvent. Un conseil bien intentionné n’est pas toujours judicieux: «être plus prudent» peut aussi vouloir dire que l’on encourage l’état immobile de la personne concernée. Cela peut entraîner un cercle vicieux. Il faut motiver: témoigner de la compréhension à l’égard de la douleur et encourager la confiance dans les forces d’auto-guérison.

Ne pas paniquer et rester patient

  • Les douleurs aiguës sont déplaisantes et tombent toujours au mauvais moment. Mais elles s’améliorent souvent rapidement. Acceptez la réaction de Dame Nature et restez positif. Trouvez des mouvements ou des positions qui n’occasionnent aucune douleur. Chaleur, taping, exercices de respiration ou positions soulageantes sont souvent plus utiles que des médicaments.
  • Commencer doucement et augmenter très progressivement la charge. Même si vos douleurs sont aiguës, vous allez trouver des mouvements supportables. S’il vous est impossible de vous pencher en avant, essayez sur le côté, puis à quatre pattes puis assis. Allez vous promener. Montrez à votre corps qu’il est en sécurité.
  • L’activité physique est souhaitable malgré les douleurs. Chacun de nous a une expérience personnelle de la douleur. C’est pourquoi il est important de tester soi-même ses limites. Nous sommes une machine d’adaptation. Notre corps est fort et réagit extrêmement positivement à un entraînement individualisé, ce qui diminue le risque de rechute.

de Sebastian Cormier,

publié le 09.11.2017


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