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Prévenir les maladies chroniques: les meilleurs conseils pour un mode de vie sain

Comment se portent les Suisses en matière de santé? Entre d’un côté, le boom du fitness, et de l’autre, l’augmentation du nombre de personnes en surpoids, des patients diabétiques et souffrant d’hypertension, les nouvelles statistiques dressent un tableau ambivalent. Nous vous présentons les mesures préventives pour rester en bonne santé durablement.

Depuis l’année dernière, la santé nationale est au centre de l’actualité: le coronavirus tient le monde en haleine. La capacité d’un pays à faire face à une pandémie comme le Covid-19 dépend non seulement de facteurs tels que le système de santé ou les mesures de sécurité, mais aussi de la condition physique de chaque individu – celle-ci influence (comme pour d’autres affections) l’évolution de la maladie et son degré de gravité. 

Jusqu’à présent, la Suisse a su plutôt bien faire face à la pandémie si l’on compare le nombre de cas et de décès avec d’autres pays. Que peut-on en déduire en ce qui concerne l’état général de la santé en Suisse? Sommes-nous en bonne santé? Où nous situons-nous par rapport au passé? Sommes-nous plus en forme? Ou davantage malades? 

Si l’on consulte les indicateurs permettant de déterminer la santé d’une nation, une image contradictoire apparaît: en ce qui concerne l’espérance de vie, le bilan est plutôt positif. Aujourd’hui, nous vivons en moyenne 83,4 ans, soit cinq ans et demi de plus qu’en 1992 (77,9 ans), comme le montrent les chiffres de l’Office fédéral de la statistique. C’est l’une des valeurs les plus élevées au monde.

Les plus en forme, les moins en forme

Si vous demandez directement à la population comment elle se porte, les résultats sont également positifs. L’état de santé auto-évalué qui fait l’objet d’une étude tous les cinq ans dans le cadre de l’Enquête suisse sur la santé, est très élevé: environ cinq personnes sur six, soit 85% des personnes interrogées (âgées de 15 ans et plus dans des ménages privés), ont qualifié leur état de santé de bon ou très bon en 2017 – une valeur qui n’a pratiquement pas changé depuis environ 25 ans.

Ces premiers diagnostics sont confirmés par des valeurs améliorées concernant l’exercice physique. 76% de la population pratiquaient une activité physique en 2017, soit 14% de plus qu’en 2002. «La prise de conscience par la population des questions relatives à la santé a augmenté ces dernières années, ce qui se traduit également dans les chiffres en termes de comportement sanitaire» confirme Roy Salveter, responsable de la division Prévention des maladies non transmissibles à l’Office fédéral de la santé publique. L’OFSP a également constaté des évolutions positives en ce qui concerne le sport et l’exercice physique quotidien.

Cela se traduit, entre autres, par un boom ininterrompu du fitness: les enquêtes sur le marché suisse du fitness montrent qu’en seulement six ans, entre 2014 et 2020, plus de 200 nouveaux centres de grandes chaînes de fitness ont été ouverts en Suisse. Fin 2019, environ 1,2 million de personnes s’entraînaient dans des centres de fitness. Cela correspond à environ 12,5% de la population suisse. Selon la statistique des établissements de l’OFS, on comptait environ 1500 entreprises de fitness en 2018. swiss active – CI Fitness Suisse estime le nombre de studios pour 2020 à environ 1400. En raison de la pandémie, le nombre de membres devrait avoir diminué en moyenne de 20-30%.

Néanmoins, le boom du fitness est également visible dans les chiffres de Migros Fitness, le plus grand fournisseur de ce secteur en Suisse: alors que 100’000 personnes étaient membres d’un centre de fitness Migros en 2009, ce chiffre était déjà passé à 246’000 en 2019, soit plus du double en l’espace d’une décennie. Seul le coronavirus a freiné cet élan en 2020.

Des accessoires pour vous faire bouger

Cela dit, passons maintenant au «mais». Cette impression de sportivité et de santé est en effet quelque peu trompeuse. Car d’autres chiffres clés des statistiques de la santé de l’OFSP dressent un tableau moins optimiste. Ainsi, la proportion de la population en surpoids a considérablement augmenté depuis 1992, passant de 25,6 à 31,1%. La proportion de personnes obèses a même doublé dans le même laps de temps, elle est désormais de 11%. Dans le pays, une personne sur huit (12,5%) présente un taux de cholestérol élevé, contre 8,8% en 2002. Toujours plus de Suisses souffrent par ailleurs d’hypertension artérielle: alors qu’ils représentaient 14% en 1992, ils sont aujourd’hui 18%, soit presque une personne sur cinq.

Dans le même temps, la proportion de la population atteinte de maladies cardiovasculaires a également augmenté, passant de 13,9 à 17,8% rien qu'entre 2007 et 2017. Les personnes atteintes de diabète sont également plus nombreuses qu’avant. Au total en Suisse, 2,2 millions de personnes souffrent de maladies chroniques telles que le cancer, le diabète et les maladies cardiovasculaires, respiratoires chroniques ou de l’appareil locomoteur. Pour en savoir plus sur les troubles physiques, consultez ce dossier.

Conseils en cas d’hypertension

La façon de mesurer correctement la tension artérielle est expliquée ici – il est très facile de le faire à la maison avec un appareil de mesure approprié. Ceux qui ne veulent pas le faire eux-mêmes et qui ne souhaitent pas non plus courir immédiatement chez un médecin peuvent se rendre dans une pharmacie Medbase. On y trouve également des essences spagyriques à l’arnica et à l’aubépine, qui renforcent le système cardiovasculaire et harmonisent la tension artérielle. La consultation d’un médecin est indiquée pour les médicaments hypotenseurs. Vous pouvez également faire baisser durablement votre tension artérielle si vous prenez à cœur les conseils suivants en matière d’exercice, d’alimentation et de relaxation. L’objectif de toutes ces mesures est d’atteindre une valeur inférieure à 130/85 mmHg, ou mieux encore à 120/80 mmHg. Il s’agit de la pression artérielle optimale. Toute valeur supérieure à 140/90 mmHg est considérée comme de l’hypertension.

Si vous voulez maintenir durablement votre tension artérielle à un niveau normal, l’exercice physique est incontournable. Beaucoup d’exercice. La norme pour une dose raisonnable est d’au moins une demi-heure par jour. Le type d’activité physique n’a en revanche (presque) aucune importance. Que vous travailliez dans le jardin ou que vous vous rendiez au bureau à pied ou à vélo. Que vous aimiez vous promener ou prendre les escaliers plutôt que l’ascenseur, chaque individu a son propre type d’exercice. Le mieux est de combiner cela avec une activité qui vous procure du plaisir: danser est tout aussi indiqué que la pratique du yoga – par exemple avec ces cinq exercices. Peut-être préférez-vous le sport. La seule chose qui compte ici est de trouver la bonne dose – et aussi de se concentrer sur les bons types de sport. Les efforts brusques induits par le tennis, le badminton, l’aviron ou la musculation intensive sont par exemple inappropriés. Il est préférable de pratiquer des sports d’endurance faciles à «réguler», comme la randonnée, la marche nordique, le jogging, la natation, l’aquafit, le ski de fond et le cyclisme, qui vous permettent de déterminer vous-même le niveau d’effort. Une intensité faible à moyenne est considérée comme idéale – elle doit permettre de tenir encore une conversation. En outre, l’entraînement dans un centre de fitness constitue un soutien idéal: un entraînement musculaire modéré est également bénéfique dans la lutte contre l’hypertension artérielle. Un spécialiste déterminera pour vous la dose adéquate sur l’appareil. D’ailleurs, selon une étude, la combinaison d’un entraînement d’endurance et musculaire est particulièrement recommandée. À noter: les personnes présentant des facteurs de risque, ainsi que les débutants et les personnes de plus de 35 ans qui se remettent à l’exercice, devraient passer un examen médical préalable.

Conseil en plus: suivez le programme Coach iMpuls «C'est bon pour votre tension artérielle»!

Essayez de manger beaucoup de fruits, de légumes et de produits céréaliers complets. En effet, ces aliments contiennent les minéraux potassium, magnésium et calcium qui sont recommandés par la Société Suisse de Nutrition. Une alimentation équilibrée comprend également des produits laitiers à faible teneur en matières grasses tels que le yogourt et le cottage cheese, complétés par des acides gras insaturés, tels que ceux que l’on trouve dans l’huile de colza et d’olive. Réduisez si possible votre consommation de glucides et de viande – et si possible, préférez la volaille à la viande rouge. En outre, mangez davantage de poisson. Essayez par exemple la cuisine méditerranéenne. Vous trouverez des idées de plats adaptés dans cette compilation, dans les cours de cuisine «Cuisiner sainement» de l’École-club Migros. Les programmes nutritionnels de la Online Academy de l’École-club Migros livrent également des informations intéressantes: «Vivre sans sucre », «Jeûne intermittent» et «Gérer son poids».

À long terme, le stress est un véritable poison pour la tension artérielle. Par conséquent, assurez-vous de vous détendre suffisamment. Avec assez de petites pauses durant le travail, mais aussi avec des plages de détente durant les loisirs. Surtout le soir, faites-vous du bien en pratiquant des activités calmes: lecture, promenade, immersion en forêt, écoute de musique de relaxation, méditation, yoga, Qi Gong ou training autogène. Vous pouvez également opter pour l’un des nombreux autres cours de relaxation proposés par l’École-club Migros comme le mindfulness ou le Tai Chi. Tout cela contribue non seulement à prévenir le stress, mais aussi à favoriser un bon sommeil. Car en cas de manque de sommeil aussi, la prudence est de mise en ce qui concerne la tension artérielle: des recherches ont montré que les personnes qui dorment moins de cinq à six heures par jour ont un risque accru d’hypertension artérielle. La sieste peut avoir un effet hypotenseur. Des chercheurs grecs ont en effet observé pour la sieste cet effet secondaire des plus bénéfiques.

 

Christoph Dehnert est spécialiste en médecine interne générale, cardiologie et médecine du sport au Medbase Checkup Center à Zurich. Lui aussi a remarqué l’ambivalence de ces données de santé dans son quotidien de médecin. «Il me semble que l’écart se creuse» déclare-t-il. «De nombreuses personnes accordent de l’importance à l’activité physique et à un mode de vie sain en général, la prise de conscience est de plus en plus grande» affirme le spécialiste.

«En parallèle, la proportion de personnes qui ne prennent pas soin de leur santé et de leur poids ne diminue pas vraiment.» Une impression qui s’est également confirmée lors du confinement lié au coronavirus: certains ont utilisé ce temps pour faire plus de sport, d’autres pour cuisiner, manger et boire. Pour certains, le manque d’exercice à long terme durant la période de télétravail prescrite ou recommandée a également laissé des traces: ils ont pris du poids.

Une «sécurité» trompeuse face aux maladies

Pourquoi donc cette divergence? Christoph Dehnert l’attribue d’une part à la médecine qui fait toujours plus et mieux et qui nous permet de vivre plus longtemps, même malades. «Beaucoup se laissent donc bercer par un sentiment de sécurité trompeur» déclare-il. D’autre part, beaucoup ne se rendent pas compte des dangers qu’un mode de vie malsain entraîne à moyen terme. «Le diabète ou l’hypertension artérielle ne font pas vraiment de mal au départ. Pour cette raison, elles n’effraient pas beaucoup de personnes.»

Exemple de l’hypertonie ou plus simplement de l’hypertension artérielle: durant de nombreuses années, les patients ne remarquent en général pas que leur pression artérielle augmente tout doucement. Cela explique pourquoi l’hypertension artérielle est aussi surnommée la «tueuse silencieuse». Ce n’est qu’avec le temps que les symptômes apparaissent, comme des vertiges, des maux de tête, des palpitations, un essoufflement à l’effort, de la nervosité ou des troubles du sommeil. Lorsque les autres symptômes apparaissent, cela devient alors vraiment critique: à long terme, une pression élevée permanente ne met pas seulement le cœur à rude épreuve, mais aussi d’autres organes vitaux. Le risque d’avoir une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral augmente considérablement. D’autres conséquences possibles sont l’insuffisance rénale, la cécité ou un dysfonctionnement des organes sexuels.

Conseils en cas de diabète

Le sang indique la concentration de sucre et le risque de diabète . Vous pouvez effectuer ce contrôle à la pharmacie, sans rendez-vous. Après la prise de sang, les résultats sont discutés. En cas de suspicion de diabète, une consultation chez le médecin est recommandée. Découvrez comment prévenir le diabète de type 2 («diabète sucré») dans cet article – et dans les conseils suivants.

Hypertension artérielle, surpoids – et diabète: une activité physique suffisante et régulière est également la clé pour lutter contre la troisième des maladies les plus répandues. L’exercice physique peut contribuer à réduire durablement la glycémie. Les experts recommandent de pratiquer une activité physique quatre fois par semaine, pendant environ 40 minutes, car de cette manière l’effet hypoglycémiant persiste, les muscles ayant besoin d’environ deux jours pour reconstituer les réserves de sucre. Les activités idéales sont la randonnée, la marche nordique, le jogging, la natation et le cyclisme. Parallèlement à cela, l’entraînement sur les appareils de musculation est une bonne idée. Pourquoi? La musculature a également une influence sur le diabète: plus une personne est musclée, plus son taux de glycémie diminue.

Une chose est sûre: le sucre doit être évité ou réduit autant que possible dans le régime des diabétiques mais aussi en prévention. Cependant, il ne s’agit pas seulement du sucre sous sa forme pure, mais aussi et surtout du sucre caché que l’on trouve dans les produits semi-finis ou finis provenant des rayons réfrigérés et des boîtes de conserve. Essayez également de consommer les glucides si possible le matin ou au plus tard à midi. Le régime doit également comprendre des produits à base de céréales complètes, des protéines à faible teneur en matières grasses, des légumes et de la salade – idéalement dans la composition suivante: 25% de glucides, 25% de protéines, 50% de légumes.

Le stress ou le manque de sommeil ne sont pas seulement nuisibles à la tension artérielle: ils ont également un effet négatif sur le taux de glycémie. Veillez donc à intégrer suffisamment de plages de détente dans votre vie quotidienne, par exemple en profitant des nombreuses offres de cours de relaxation proposées par l’École-club Migros. Pour connaître votre niveau de stress, Medbase propose un stress-check (mesure de la VFC sur 72 h).

Changer de mode de vie n’est pas sorcier

Le médecin Christoph Dehnert conseille vivement aux patients souffrant d’hypertension artérielle de modifier leur mode de vie (voir Conseils de prévention et mesures contre les trois maladies courantes). Les mots d’ordre sont se nourrir sainement, se détendre et bouger, bouger, bouger. Cela ne veut pas dire qu’on doit passer immédiatement du statut de «pantouflard» à celui de «mordu de sport». Ce qui est important c’est de brûler plus de calories que vous n’en absorbez, déclare l’expert. En résumé, il est important d’atteindre une dépense énergétique d’au moins 2000 calories par semaine grâce à l’exercice. En règle générale, on peut supposer que 2000 Kcal sont brûlées avec 2 à 2,5 heures de sport d’endurance modéré par semaine, en plus de l’activité quotidienne. «Des études ont montré que cela peut déjà réduire de manière significative le risque cardiovasculaire» déclare Christoph Dehnert.

Même pour ce qui est de manger, il n’est pas nécessaire de se restreindre de manière drastique ou même de se punir si l’on veut obtenir un effet positif. «De manière générale, il suffit de manger 300 calories de moins par jour pour perdre un kilo par mois, soit 12 kilos par an» calcule le spécialiste. Il est important pour les personnes qui souffrent déjà d’une maladie chronique de demander l’avis d’un médecin avant de commencer un exercice régulier.

Conseils en cas de surpoids

Les valeurs de référence pour les personnes qui souhaitent réduire leur poids sont l’indice de masse corporelle (IMC) et le tour de taille. Pour l’IMC, il faut viser une fourchette de 18,5 à 25; pour la circonférence abdominale, les hommes doivent de préférence rester en dessous de 102 cm, les femmes en dessous de 88 cm.

Ce qui aide à lutter contre l’hypertension artérielle est également essentiel dans la lutte contre le surpoids: plus on bouge mieux c’est. Selon la formule: chaque pas compte! L’objectif doit être de brûler plus de calories que vous n’en consommez. Pour faire fondre les kilos, rien ne vaut le sport d’endurance. La fréquence cardiaque offrant la plus grande efficacité peut être déterminée individuellement par le médecin à l’aide d'un test sur ergomètre. Avant de commencer, vous devez choisir un sport adapté: le jogging est certes bon pour perdre du poids mais pour les personnes en surpoids, il vaut mieux ne pas commencer par ce sport qui sollicite beaucoup les articulations. Le vélo elliptique et le vélo d’appartement, mais aussi la marche nordique, le cyclisme, la natation et l’aquafit ménagent davantage les articulations. Le graphique ci-dessous présente, pour une activité donnée, le temps nécessaire pour brûler un certain nombre de calories. En plus de l’entraînement d’endurance, un entraînement musculaire bien dosé de l’ensemble du corps est également recommandé. Si vous renforcez votre musculature, vous brûlez des calories même lorsque vous vous reposez. 

En matière d’alimentation, la modération prévaut. Par exemple, essayez de manger trois fois par jour et évitez de grignoter entre les repas. Vous trouverez des conseils pour changer vos habitudes alimentaires dans cet article. Vous pouvez aussi vous attaquer à ce programme de perte de poids, avec de nombreux conseils à imprimer. Il est également possible d’obtenir de l’aide sur le thème surpoids/perte de poids auprès de Medbase – dans le cadre d’un conseil nutritionnel. Ce à quoi il faut être attentif en cuisinant pour faire fondre la graisse abdominale est indiqué ici sous forme de conseils. Comment perdre du poids avec les légumes est présenté par  Coach iMpuls. Essayez également de consommer des fruits (deux fois par jour), ainsi que des glucides complexes (céréales complètes, fruits à coque), des protéines à faible teneur en matières grasses (que l’on trouve dans la volaille, le poisson, les œufs, le tofu et le Quorn) et des produits laitiers à faible teneur en matières grasses tels que le séré maigre ou le cottage cheese. Vous pourrez découvrir ici comment est composée l’assiette basses calories. Ne consommez les produits d’origine animale qu’avec modération et encore moins de graisses et de sucreries, il en va de même pour les boissons gazeuses et l’alcool. L’eau et la tisane non sucrée sont recommandées, et même en grande quantité: 1,5 à 2 litres de liquide par jour.

Même pour ce qui est de manger, il n’est pas nécessaire de se restreindre de manière drastique ou même de se punir si l’on veut obtenir un effet positif. «De manière générale, il suffit de manger 300 calories de moins par jour pour perdre un kilo par mois, soit 12 kilos par an» calcule le spécialiste. Il est important pour les personnes qui souffrent déjà d’une maladie chronique de demander l’avis d’un médecin avant de commencer un exercice régulier.

Les experts en nutrition soulignent qu’il est important de percevoir le changement de régime alimentaire comme un changement de mode de vie à long terme et non comme une punition. Par exemple, lorsque l’on vous dit de ne pas manger de chocolat, cela vous donne d’autant plus envie d’en grignoter. Il s’agit donc de réduire sa consommation de chocolat et non de l’interdire.

Combien de temps faut-il pour brûler les calories?

Selon l’Office fédéral de la santé publique, environ la moitié des maladies chroniques pourraient être retardées, voire évitées, en adoptant un mode de vie sain. «Le mode de vie d’une personne a un impact direct sur le développement des maladies non transmissibles» déclare Roy Salveter, responsable de la division Prévention des maladies non transmissibles. Les spécialistes sont certains que les trois quarts des cas d’hypertension artérielle pourraient être évités avec un changement de mode de vie. «Il est indispensable de faire plus d’exercice physique si nous voulons stopper l’évolution négative de maladies telles que le surpoids, le diabète et l’hypertension artérielle», déclare Christoph Dehnert.

Marcel Tanner, expert en santé publique, partage cet avis. «Heureusement, des problèmes tels que l’obésité ne sont pas encore aussi répandus dans notre pays qu’aux États-Unis ou dans les États du Golfe. Mais tant que nous aurons une telle proportion de personnes en surpoids avec les maladies cardiovasculaires qui y sont associées, nous ne pourrons pas parler d’une Suisse en bonne santé.» Il est donc d’autant plus important de poursuivre une bonne prévention afin de garantir une amélioration de la santé de base de la population suisse.

Plan de prévention pour une vie en bonne santé

Artikelbild chronische Krankheiten

1.  Du sport 3 fois par semaine

Trois séances de 30 minutes par semaine peuvent suffire pour obtenir un effet positif, en sachant que plus il y aura de séances, mieux ce sera. Les sports d’endurance sont particulièrement recommandés. Voir la rubrique «Qu'est-ce qui aide en cas de ... ?». Important: avant de commencer un sport, faites un examen médical. Et: commencez par un sport demandant un effort modéré, puis augmentez progressivement.

2. Exercice physique au quotidien  

Faites les courts trajets à pied au lieu de prendre le tramway, prenez le vélo pour vous rendre au travail, utilisez systématiquement les escaliers au lieu de l’ascenseur. Plus le mouvement est intégré dans la routine quotidienne, mieux c’est. Un total de 30 minutes d’exercice doit être réalisé avant la fin de la journée.

3. Exercice physique au bureau ou en télétravail

Faites quelques pas lorsque vous passez un appel téléphonique. Pour faire le point avec votre chef, fixez un jour durant lequel vous faites ensemble une courte promenade (autour du pâté de maisons ou dans le parc) – chaque activité d’une durée égale ou supérieure à 5 minutes compte. Si vous êtes en télétravail: planifiez également de courtes promenades quotidiennes, par exemple pour faire vos courses à pied plutôt qu’en voiture ou aller à la pharmacie.

4. Régime pauvre en sel

Le sel augmente le volume de liquide dans l’organisme et donc la pression sanguine. Supprimer ou  réduire: snacks salés, plats préparés, charcuterie et fromage.

5. Cinq par jour

Mangez davantage de fruits et légumes. La règle d’or: 5 portions par jour, 3 de légumes, 2 de fruits – de préférence de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Idéalement: consommer trois d’entre eux crus.

6. Moins de sucre

Renoncez au sucre, autant que possible. Sucrez moins et consommez moins de plats préparés et de sauces prêtes à l’emploi.

(Voir suite ci-dessous...)

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7. Boire beaucoup

Idéalement 1,5 à 2 litres, de préférence de l’eau ou de la tisane non sucrée.

8. Acides gras non saturés  

On les trouve dans l’huile d’olive ou de lin.

9. Les bons glucides

Vous les trouverez dans les pâtes et le pain complets, mais aussi dans les légumes, les légumineuses et les céréales non transformées. Réduire: les pâtes de blé et le pain blanc, les croissants, etc

10. Éviter le stress

Assurez-vous d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée. Trop d’agitation et de stress peuvent faire monter la tension artérielle en flèche.

11. Alcool avec modération

Buvez de l’alcool avec modération, ou mieux encore: pas du tout. L’alcool contient des calories et fait monter la tension artérielle.

12. Arrêter de fumer

Pratiquement chaque bouffée de cigarette est nocive – les vaisseaux sanguins se resserrent, la pression artérielle et le risque de crise cardiaque augmentent. Vous trouverez des conseils pour arrêter ici.

Ce que Migros Fitness fait pour lutter contre les maladies chroniques

«Les trois thèmes de l’hypertension artérielle, du surpoids et du diabète sont également omniprésents dans nos Fitnessparcs», explique Reto Mehmann, membre de la direction des parcs de fitness Migros Stockerhof et Sihlcity à Zurich. «Nous avons de nombreux clients qui se retrouvent dans notre centre de fitness après un examen médical afin d’enrayer la spirale négative.» Sur la base d’une analyse approfondie, les experts des Fitnessparcs élaborent ensuite un plan individuel.

  • Pour la nutrition (l’aspect le plus important), il existe une coopération avec le NEK (Concept national de nutrition). Reto Mehmann: «L’idée est de sensibiliser le client sur le timing, la fréquence et la nature de ce qu’il mange ou devrait manger, et nous lui donnons quelques conseils à ce sujet.»
  • L’entraînement musculaire est un autre élément important. «L’entraînement musculaire permet de développer les muscles qui sont notre moteur de combustion des calories» explique l’expert. «Plus ces moteurs/muscles fonctionnent de manière importante et efficace, plus nous sommes performants et brûlons de calories. L’intensité et la méthode varient en fonction du thème abordé.»
  • L’entraînement d’endurance permet de réduire le stress, de brûler des calories et de fortifier le cœur. Dans les Fitnessparcs, la durée, la régularité et l’intensité de l’entraînement sont déterminées afin de permettre au client d’atteindre ses objectifs de manière optimale. «Il est clair qu’effectuer 20 minutes sur une machine d’endurance (tapis de course, vélo ou vélo elliptique) deux fois par semaine suffit déjà à faire baisser visiblement le pouls au repos, et donc l’hypertension artérielle après seulement quelques semaines» explique Reto Mehmann.

Questions aux experts

Dr Philipp Keller, médecine interne générale FMH, médecine du sport SGSM, Medbase Zurich Löwenstrasse: il est préférable de commencer par une mesure de routine le matin et le soir. Si votre tension artérielle s’avère normale ou correctement ajustée, vous pouvez augmenter les intervalles et ne plus forcément mesurer quotidiennement. Cependant, je garderais de temps en temps une phase de 14 jours avec des mesures plus fréquentes afin de vérifier l’efficacité du traitement.

Dr Philipp Keller, médecine interne générale FMH, médecine du sport SGSM, Medbase Zurich Löwenstrasse: ce calcul n’est pas tout à fait correct, mais oui, la pression artérielle est souvent plus élevée à un âge avancé. Même si une seule valeur est élevée en permanence, il faut en discuter avec son médecin et suivre un traitement si cela s’avère nécessaire. Selon les directives européennes, les bêta-bloquants ne sont pas considérés comme le premier choix pour lutter contre l’hypertension (parlez-en à votre médecin traitant, il existe plusieurs préparations de première intention qui sont utilisées en fonction de la personne et de la situation).

Dr Philipp Keller, médecine interne générale FMH, médecine du sport SGSM, Medbase Zurich Löwenstrasse: super et tout d’abord félicitations! Vous rendez un grand service à votre corps et à vous-même en perdant du poids. Continuez comme ça! En cas de valeurs élevées (objectif < 130/80 mmHg), il est essentiel de poursuivre le contrôle de la pression artérielle avec l’accompagnement du médecin généraliste car malheureusement, même les personnes minces peuvent avoir une pression artérielle élevée.

Claudia Vogt, diététicienne: non, le diabète n’est pas le résultat d’un excès de sucre. Les causes du diabète sont variées: le surpoids, de mauvaises habitudes alimentaires (trop de calories, trop de graisses, trop peu d’aliments pauvres en calories comme les légumes/fruits), le manque d’exercice et l’hérédité.

Pia Teichmann, écotrophologue (M. Sc.): «l’OMS (Organisation mondiale de la santé) recommande de limiter la consommation de sucres simples (comme dans les sucreries) à un maximum de 10% de l’apport calorique total. Avec un besoin de 2000 kcal, cela représenterait environ 50 g de sucre par jour. Dans une autre recommandation de l’OMS, il est même question d’un maximum inférieur à 5% (soit moins de 25 g).»

Dr Philipp Keller, médecine interne générale FMH, médecine du sport SGSM, Medbase Zurich Löwenstrasse: merci de me poser cette question importante. Oui, il existe en effet de nombreuses données indiquant qu’un manque de sommeil peut entraîner un surpoids, du diabète ou une augmentation de la pression artérielle via divers processus. Et puis le comportement alimentaire change, tout simplement parce que vous êtes éveillé plus longtemps. La durée du sommeil devrait donc être supérieure à 7 heures.

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de Ringier Brand Studio / Thomas Wyss,

publié le 11.10.2021

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