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Vivre plus sainement?

Résilience: musculation pour un psychisme fort

Le degré de souffrance suite à un événement traumatique varie d’une personne à une autre. La résistance psychique s’appelle la résilience, et elle s’entraîne.

Les psychologues partent du principe que les êtres humains abordent différemment les événements de vie éprouvants en fonction de leur résistance psychique. Certaines personnes supportent mieux les épreuves que d’autres.

Il en va de même pour le corps. Ainsi, certains ont un «dos sain» ou un «cœur en forme», tandis que d’autres souffrent toute leur vie d’une fragilité d’une partie de leur corps ou d’un de leurs organes. Mais ceci n’est pas gravé dans le marbre. Ainsi, un «dos faible» peut par exemple être renforcé grâce à une musculation ciblée et de l’activité physique.

Conseils
  • Entraînement: les personnes qui renforcent leur corps renforcent également leur psychisme et vice versa.
  • Bienveillance attentive: prendre régulièrement du temps pour soi, afin de réfléchir à ses sentiments et identifier des modèles de comportement. Le yoga et la méditation conviennent bien pour cela.
  • Patience: les modèles érodés ont besoin d’un certain temps avant de pouvoir être modifiés, et de l’aide extérieure est souvent nécessaire.

Des émotions involontaires

Il en va de même pour le psychisme: lui aussi est modifiable. Il s’agit ici en premier lieu de conflits émotionnels qui conduisent à la souffrance. Les émotions sont des réactions physiques involontaires. Notre cerveau évalue en permanence l’environnement sans que nous nous en rendions compte. Cette évaluation est transmise au système limbique du cerveau et mobilise la réaction physique que l’on appelle «émotion». Lorsque ces réactions physiques et émotionnelles sont perçues consciemment, elles sont identifiées et nommées comme étant des sentiments.

La perception consciente des sentiments aide à mieux les ordonner et donc à les supporter plus facilement. Les personnes qui ne savent pas ce qu’elles ressentent ne savent par conséquent pas ce qu’elles veulent.

Unité du corps et du psychisme

Lorsque nous pouvons percevoir nos sentiments, les supporter, y réfléchir et les reporter dans des modes de vie sains, notre résistance psychique s’accroît. Nous pouvons alors, de la même manière que pour la musculation du dos, renforcer notre psychisme. En l’occurrence, corps et psychisme ne sont jamais séparés. Tout ce qui est entrepris pour avoir un corps en bonne santé a également des répercussions positives sur la capacité à percevoir des sentiments et à les gérer.

En fonction de l’importance des problèmes psychiques, des mesures psychologiques sont toutefois nécessaires pour renforcer la résistance psychique. Car il est important de pouvoir gérer ses frustrations à court terme et de les transformer en décisions volontaires et en motivation intérieure.

Dans l’esprit d’une «musculation des sentiments», il peut valoir la peine de se faire aider par un coaching psychologique ou une psychothérapie afin de réduire la souffrance psychique.

de Peter Locher,

publié le 25.07.2018


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