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Vivre plus sainement?

Mi-endormis, mi-éveillés

Près d’un enfant sur trois est somnambule à un moment donné. La qualité du sommeil n’en souffre pas, mais il existe quelques dangers. Voici quelques règles générales simples pour bien réagir.

Conseils

Le soir

  • Veiller à ce que l’enfant se couche à heure régulière et dorme suffisamment. Un enfant qui manque de sommeil ou qui se couche à des heures irrégulières peut être confronté à des troubles du réveil.
  • Sécuriser la chambre si l’on a vu que l’enfant somnambule essayait d’ouvrir les fenêtres ou les portes: bloquer les vantaux des fenêtres, ne pas laisser la clé de la porte de la maison dans la serrure.

La nuit

  • Parler doucement et tranquillement à l’enfant et le raccompagner jusqu’à son lit. S’il se défend, ce qui arrive rarement, attendre et faire attention à ce que l’enfant ne se blesse pas.
  • Ne pas réveiller l’enfant: il pourrait alors être dérouté ou effrayé. S’il est tiré d’une phase de sommeil profond, il risque d’avoir du mal à se rendormir.

La journée

  • Si l’enfant fait du somnambulisme quasiment toutes les nuits et qu’il se met en danger de façon répétée, il faudra le faire examiner.
  • Il ne faut pas cacher à l’enfant qu’il est somnambule, mais il est déconseillé de lui dire qu’il s’est promené la nuit à chaque fois que c’est arrivé. A la longue, l’enfant pourrait s’inquiéter.

Il est minuit. Samuel (5 ans) entre dans le salon. Ses yeux sont ouverts, mais il ne réagit pas aux paroles de sa mère. Il se dirige vers la bibliothèque, empile quelques livres, puis remonte l’escalier et retourne se coucher. Surprise en le voyant arriver, sa mère a vite compris que son fiston était somnambule.

Un phénomène fréquent chez les petits

«30% de la population a été somnambule au moins une fois durant son enfance», annonce Katharina Stingelin (34 ans), somnologue à la clinique de médecine du sommeil de Bad Zurzach. «Le somnambulisme est plus fréquent durant le processus de maturation du cerveau de l’enfant et disparaît souvent à l’adolescence.» Le somnambulisme, cette tendance à déambuler durant son sommeil, se remarque particulièrement entre quatre à sept ans. Il concerne moins de 1% des adultes. Il y a des prédispositions génétiques à cela: «Le somnambulisme est héréditaire», confirme Katharina Stingelin.

De nombreuses questions sans réponse

Le somnambulisme se produit généralement durant la phase de sommeil profond, pendant la première moitié de la nuit. Pour être précis, il s’agit d’une perturbation du réveil: tandis qu’une partie du cerveau est réveillée, l’autre est encore profondément endormie. Souvent, il n’y a pas de raison particulière à cela. Mais il se peut que le stress ou des événements comme la rentrée, des manifestations scolaires à venir ou la séparation des parents déclenchent ces déambulations nocturnes.

Des fréquences différentes dans le cerveau

On ne sait pas pourquoi certaines personnes parlent durant les moments de somnambulisme. On ne connaît pas non plus précisément les processus qui sont en présence, poursuit Katharina Stingelin. D’après certaines études, les fréquences des quatre lobes cérébraux ne sont pas toutes les mêmes durant le somnambulisme. Tandis qu’une partie est parcourue d’ondes alpha, ce qui correspond à l’état éveillé, une autre se trouve en phase de sommeil profond.

Marcher en dormant

Chaque année, la clinique du sommeil étudie quatre à cinq enfants qui sont atteints de somnambulisme, le plus souvent avant des événements tels qu’un voyage scolaire. Pour certains enfants concernés, le somnambulisme est un sujet tabou. «Mais souvent, il suffit que l’un d’eux commence à parler de ses activités nocturnes pour que les autres enchaînent», relate Katharina Stingelin. Les parents peuvent être rassurés: la personne somnambule continue de dormir – la qualité de son sommeil n’est donc pas altérée.

de Claudia Langenegger,

publié le 17.10.2017

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