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Vivre plus sainement?

Le cher lit des parents

Cauchemars, arrivée d’un petit frère ou d’une petite sœur, besoin de proximité: bien des raisons poussent les enfants à venir dormir dans le lit de leurs parents. Pour un certain temps, cela peut aller.

Comment déloger un enfant

Si, à la longue, cette pratique dérange les parents, ils devront réhabituer l’enfant à son propre lit. Pour que cela fonctionne:

  • Il faut que le couple trouve une solution et se mette d’accord sur qui reconduit quand l’enfant dans son lit.
  • Rendre la chambre de l’enfant attrayante: avec un lit plus grand ou avec des draps qu’il a choisis. Avec l’enfant, choisir un porte-bonheur ou un doudou qui veillera sur lui durant la nuit.
  • Agir avec calme et tendresse: compter jusqu’à cinq, attendre un peu avant de réagir, parler tranquillement. Garder en tête que l’enfant n’agit pas contre ses parents, mais qu’il est en phase d’apprentissage.
  • Faire confiance à l’enfant. Il se rendra compte qu’il peut réussir sans papa ni maman.
  • S’amuser pendant la journée: les enfants et les parents seront plus détendus intérieurement.

Et voilà que ça recommence: encore somnolente, Elisa (4 ans) se lève, marche à tâtons jusque dans le lit de ses parents et se glisse sous la couette. Un chuchotement et déjà les parents se serrent pour faire de la place à la petite. Il ne leur faut pas longtemps pour tous se rendormir. Le lendemain, la mère s’interroge: «à son âge, Elisa devrait dormir toute seule dans son lit, non?» «Je ne sais pas. Elle a peut-être besoin de nous...?», répond le père.

Arrêter quand les parents en souffrent

Le lit familial peut être temporairement la meilleure solution si tout le monde est d’accord et réussit à bien dormir. «A ce moment-là, ce n’est pas la peine de changer quoi que ce soit», conseille l’experte. Mais il se peut que le sommeil et la vie amoureuse des parents en souffrent. Dans ce cas, il faut intervenir. Il est important que les parents prennent une décision conjointement et qu’ils se soutiennent mutuellement. S’ils veulent que leur enfant dorme dans son propre lit, ils devront l’y préparer en en discutant pendant la journée. «Les enfants de deux ou trois ans sont déjà en mesure de le comprendre», affirme Bernadette Amacker.

Avoir une position claire

Il faut rester cohérent. L’hésitation peut rapidement aboutir à un bras de fer avec l’enfant, qui se finira mal: si les parents autorisent leur enfant à dormir dans leur lit à contrecœur, cette ambiguïté sera source de tensions alors que l’enfant cherche justement de la proximité. Que faire? Rester ferme pendant dix à quinze jours tout en étant affectueux, jusqu’à ce que l’enfant se soit habitué au nouveau règlement.

Il est normal qu’un enfant du premier cycle vienne encore rechercher protection et proximité dans le lit de ses parents. Par contre, il faudrait demander conseil si un enfant refuse pour cette raison de partir en voyage scolaire ou de dormir chez des copains.

de Claudia Langenegger,

publié le 20.10.2017

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